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Histoire du village

Pendant l’annexion (1870-1918)

PENDANT L’ANNEXION-1870-1918

La guerre avait été voulue par Bismarck afin de faire l’unité des principautés allemandes autour de la Prusse. L’Alsace-Lorraine devint un territoire commun, où des fonctionnaires issus des anciennes principautés pouvaient apprendre à travailler ensemble.

La guerre n’était pas terminée que, le 26 Août 1870, était créé le “Gouvernement Général d’Alsace et de la Lorraine Allemande”. Le 1° Septembre 1870, le sous-préfet allemand Knebel prit son poste à la sous-préfecture de Sarrebourg alors que la place de Phalsbourg résistait encore et que Bazaine tenait Metz.

En Novembre 1870, un commissaire de police s’installa à Sarrebourg, assisté de onze gendarmes chargés du maintien de l’ordre dans l’arrondissement. Le 10 Mai 1871, le Traité de Paix fut signé à Francfort et, le 9 Juin 1871, le “Reichsland” d’Alsace-Lorraine fut officiellement annexé au Reich.

La nouvelle administration allemande conserva les communes et les cantons, mais les arrondissements furent remplacés par des “cercles” sous la responsabilité de “directeurs de cercles” et les départements disparurent au profit de “Présidences” : Haute-Alsace, Basse-Alsace et Lorraine. Le Président de Lorraine, nommé par le pouvoir central, siégeait à Metz, assisté par le Conseil Général élu au suffrage universel pour neuf ans.

Le Gouvernement de Bismarck fit savoir, en Septembre 1870, que les lois existantes seraient conservées dans les territoires annexés. Pour ne pas froisser la susceptibilité des Lorrains francophones, les Allemands veillèrent à nommer des hauts fonctionnaires originaires de différentes régions de l’Empire (Prusse, Hanovre, Silésie, Bade, Wurtemberg,...) et possédant bien le français. Cette bonne volonté semblait de bon augure.

Pour se concilier le clergé catholique qui lui était très hostile, le gouvernement impérial maintint les curés à leurs postes : l’abbé Nicolas LOUIS, curé d’Abreschviller, fut maintenu jusqu’à sa mort le 11 Septembre 1874. En Juillet 1871, des élections menèrent Auguste Raspiller à la Mairie d’Abreschviller.

En Lorraine annexée, la population restait francophone et francophile : elle craignait de se voir imposer l’usage de l’allemand ; les jeunes gens redoutaient le service militaire dans l’armée allemande.

Or, le Traité de Francfort permettait, à ceux qui le désiraient, d’opter pour la France en faisant une déclaration avant le 1° Octobre 1872. Ces craintes poussèrent les Lorrains à se déterminer. Les Allemands ne désiraient pas conserver une population francophile trop nombreuse, mais redoutaient une émigration massive qui contredirait leur théorie selon laquelle la Lorraine et l’Alsace faisaient partie de la communauté germanique.

Les options commencèrent lentement, allant crescendo jusqu’à la date limite. A Abreschviller, 246 personnes optèrent pour la France. Dans certaines familles, les optants furent nombreux : 14 chez les Bournique, 8 chez les Duchâteau, 7 chez les Charpentier, 6 chez les Jacquel, Létang, Masson, ...Seules, les personnes majeures pouvaient opter.

Ces déclarations d’option furent souvent la conséquence d’une exaltation patriotique vite refroidie lorsqu’on se rendait compte qu’il fallait quitter le pays. Nombreux furent les “optants” qui renoncèrent et acceptèrent la nationalité allemande. Parmi ceux qui maintinrent leur choix, certains vivaient déjà en France. Il est donc difficile de savoir combien de personnes émigrèrent réellement à cette occasion. Alors qu’il y avait eu 246 “optants”, Abreschviller ne perdit que 111 habitants entre 1872 et 1876.

Fut mise en place, pour les Lorrains et Alsaciens ne résidant pas en territoire annexé, la possibilité d’opter pour la nationalité allemande. Seuls, trois soldats originaires d’Abreschviller firent cette démarche afin de mettre fin à leur service militaire.

Dans les villages francophones, le français restait la langue tant de la vie publique que de la vie privée : au Conseil Municipal d’Abreschviller, les débats se faisaient toujours en français.

Le clergé catholique restait très attaché à la Patrie française. Jadis dépendant de l’évêché de Nancy et de Toul, la Moselle annexée fut rattachée à l’évêché de Metz dont l’évêque, Monseigneur Dupont des Loges (évêque de Metz de 1842 à 1886), d’origine bretonne, était très patriote ; il fut même député protestataire au Reichstag de 1874 à 1877, mais n’y siégea qu’une seule fois. Il fonda une messe annuelle dans sa Cathédrale à l’intention des soldats français morts pendant la guerre, et soutint l’action des “Dames de Metz”, association patriotique qui entretenait les tombes des soldats français. (Cette “Oeuvre des Tombes” fut reprise en France en 1887 sous le nom de “Souvenir Français”.)

Le successeur de Mgr Dupont des Loges, Mgr Fleck (1886-1899), d’origine alsacienne, évita tout conflit et entretint des relations apaisées avec les autorités impériales. A son décès, l’Empereur voulut imposer à Metz un évêque alsacien rallié à l’Allemagne, Mgr François Zorn de Bulach. Les lorrains s’y opposèrent et obtinrent du Pape Léon XIII la nomination de Mgr Benzler, originaire de Westphalie, qui sut se faire aimer de ses fidèles au point que les messins protestèrent lorsque leur évêque fut contraint par les autorités françaises à quitter Metz en 1919.

Dès 1871, le Chancelier Bismarck initia une politique très anticatholique : le “Kulturkampf”, à laquelle il ne mit fin qu’en 1880. Ce conflit, qui fut très violent en Allemagne, n’eut qu’assez peu de conséquences en Lorraine où les municipalités soutenaient le clergé catholique. C’est dans ce contexte de lutte du pouvoir central contre l’Eglise qu’il faut replacer l’exil des Oblats de Saint-Ulrich de Sarrebourg et le remplacement des soeurs enseignantes d’Abreschviller par des institutrices laïques en Juillet 1874.

L’attribution d’une forêt de 515 hectares lors du cantonnement des forêts du Comté de Dabo en 1864 avait fait d’Abreschviller un village riche. Mais le développement économique initié par le Second Empire n’avait pas profité à toute la population. La pauvreté de certaines familles n’en était que plus choquante. Or, le catholicisme social trouvait en Allemagne de nombreux adeptes regroupés autour de Mgr von Ketteler, évêque de Mayence, fondateur du “Zentrum”, parti politique catholique opposé à la politique de Bismarck.

C’est dans ce contexte que l’Abbé L’Huillier, Curé d’Abreschviller, créa, en 1872, une association de dames charitables à partir de laquelle fut fondé l’Hospice Sainte-Véronique dans une maison louée à la Veuve de Constant Limon. La gestion de l’institution fut confiée à des Soeurs de la Charité de Strasbourg. Un legs important de Chevandier de Valdrome, directeur de la Verrerie de Saint-Quirin, permit, en 1887, l’achat de la maison de Constant Ristroff, ancien presbytère avant la Révolution, où se trouve toujours cet Hospice. De nombreux dons lui permirent de se développer et d’accueillir indigents et vieillards. En 1890, le Maire fut nommé membre de droit du Conseil d’Administration et l’Association fut reconnue d’utilité publique.

Les liens entre la municipalité et la paroisse étaient très forts, ce qui facilita les importants travaux dont avait besoin l’église. En 1869, le plafond avait été replâtré, la tribune abaissée, la porte latérale ouest fermée et le porche aménagé avec un tambour. Un legs de Chevandier de Valdome arriva à point pour payer les factures, et une souscription permit d’installer des orgues en 1873. Les boiseries du choeur furent refaites en 1896 et de nouveaux bancs installés. En 1891, l’Abbé L’Huillier put s’installer dans le nouveau presbytère donné par M. Vauthier. En 1881, la nouvelle chapelle, de style néo-gothique, avait été consacrée au cimetière.

En Lorraine Annexée, le clergé catholique restait protestataire alors que les Eglises Protestantes s’étaient rapidement germanisées, ce qui ne facilitait pas les relations entre ces deux confessions. Le 13 Octobre 1897, le journal catholique “Le Lorrain” (fondé à Metz en 1883) rapporta le procès que le Curé d’Abreschviller, l’Abbé L’Huillier, avait fait au Pasteur de Sarrebourg, le Docteur Gerbert, qui s’était moqué de la procession de la Fête-Dieu, la qualifiant d’ ”indigne mascarade”.

Les Protestants étaient peu nombreux avant l’Annexion et une paroisse existait depuis le milieu du XIX° siècle à La Frimbolle. Le nombre des Protestants augmenta par l’arrivée de familles allemandes, ouvriers de scieries et fonctionnaires auxquels il convient d’ajouter les soldats soignés au préventorium de Lettenbach, installé par les Allemands dans l’ancienne verrerie.

En 1895, une Paroisse Réformée fut créée à Abreschviller, et, grâce à un don de l’Empereur Guillaume II, un temple de style néo-gothique fut construit en 1900 à la sortie du village, à l’entrée du quartier alors appelé “le faubourg”. En 1909 commença la construction d’un presbytère protestant également de style néo-gothique, qui fut inauguré en 1911.

Les moyens de lutter contre le feu étaient très sommaires et le grand incendie de 1849 restait dans toutes les mémoires. En 1878, un Corps de Sapeurs Pompiers fut créé à Abreschviller ; ces volontaires, équipés à l’allemande, étaient astreints à une formation technique et à plusieurs entraînements annuels.

Le besoin s’en faisant sentir, une Caisse d’Epargne fut ouverte en 1887. En effet, de nouvelles industries s’installaient à Abreschviller, faisant de ce village un exemple de dynamisme.

Dans l’ancienne papeterie du Moulin de France, la Société Adt de Forbach ouvrit, en 1890, une usine de papier - mâché qui ne fonctionna que quelques années, et, en 1900, cette usine laissa le place, dans les mêmes locaux, au Sanatorium Lorrain.

En 1893, la Société Demange, de Saverne, installa à la Forge une usine de matériel agricole et une scierie occupant vingt-cinq personnes.

A partir de 1850, les ingénieurs forestiers français avaient entrepris de construire un vaste réseau de routes forestières pour faciliter l’exploitation des forêts domaniales.

Mise en place après l’annexion de 1871, l’administration allemande préféra construire une ligne de chemin de fer à voie étroite entre le lieu-dit “Deux-Rivières”, sur la route du Donon, et la “Dunkelbach”, en suivant le “Ruisseau d’Abreschviller”, un petit affluent de la Sarre Rouge, sur les rives duquel se trouvaient plusieurs scieries. L’écartement des rails de 70 centimètres était celui des chemins de fer militaires prussiens, seul exemple de ce type introduit en France.

En 1891, une ligne de chemin de fer à écartement normal fut établie entre Sarrebourg et Abreschviller. La question se posa de prolonger cette ligne jusqu’à Deux-Rivières pour le transport des bois. Or, peu après, l’ancienne Forge fut transformée en scierie domaniale. On préféra alors prolonger la ligne à voie étroite jusqu’à la scierie de la Forge. D’autres scieries s’installèrent à proximité de la gare.

Au printemps 1892, une tempête mit à bas plusieurs centaines de milliers de mètres cubes de bois dans la Massif du Grossman auquel on peut accéder par la vallée du Ruisseau d’Abreschviller. La ligne à voie étroite fut alors prolongée jusqu’au pied du Grossman pour accéder aux chablis. L’exploitation de ces bois dura plusieurs années. Les bois de la tempête ayant été exploités, l’administration des forêts entreprit de démonter une partie du réseau ; mais une seconde tempête se produisit en 1902. Le chemin de fer fut alors prolongé du côté de Grand-Soldat, et le réseau s’étendit sur 50 km.

Grâce aux revenus de la forêt communale, la municipalité procéda à la pose de la conduite d’eau sans aucune participation financière des habitants. Un grand nombre de fontaines fut installé dans tout le village, permettant d’abreuver les animaux et de laver le linge. L’eau potable resta gratuite à Abreschviller pendant près de soixante-dix ans. En 1900, l’électricité arrivait, faisant entrer le village dans l’ère moderne.

ÉVOLUTION DE LA POPULATION D’ABRESCHVILLER, DU TRAITÉ DE FRANCFORT AU TRAITÉ DE VERSAILLES.

1872 : 1 679

1876 : 1 568

1881 : 1 563

1886 : 1 444

1891 : 1 399

1896 : 1 537

1901 : 1 573

1906 : 1 527

1911 : 1 525

1921 : 1 355

ABRESCHVILLER EN 1907-1908,

POPULATION ET ACTIVITÉS.

POPULATION : 1.527 habitants, parlant français et allemand.

SUPERFICIE : 4.127 ha 60, dont 3.748 ha 22 de bois.

HABITAT : 322 maisons pour1.527 habitants.

-Village : 239 maisons pour 1146 habitants.

-Hameaux :

-Moulin de France : 8 maisons 21 habitants

-Kysithal 3 maisons 32 habitants

-Haute Valette 16 maisons 79 habitants

-Grand Soldat 27 maisons 147 habitants

-Wassersouppe 8 maisons 36 habitants

-Wolfstahl 2 maisons 11 habitants

-Maisons isolées :

-Route de Sarrebourg 1 maison 9 habitants

-Colbeck 1 maison inhabitée

-Quenouille 1 maison 6 habitants

-Basse Valette 1 maison 8 habitants

-Ferme de la Wolfsthal 1 maison 3 habitants

-Maisons forestières :

-Dunkelbach 1 maison 5 habitants

-Grossmann 1 maison 2 habitants

-Charlot 1 maison 3 habitants

-Nollenbourg 1 maison 6 habitants

-Hermitage 1 maison 6 habitants

-Scierie habitée :

-Scierie de l’Hermitage 1maison 7 habitants

-Scieries inhabitées :

Dietrich (Cancelay, ou Trois-Scieries),

Frentzel, Mangelot (Grossthal), Jaxel, Charlot

(Karlsthal), Lorenz, Raspiller et Scierie-Brûlée.

ACTIVITÉS

-Artisanat à domicile :

-Sabots

-Broderie blanche.

-Artisans :

-Cordonniers : E. Delanzy ; E. Sonnentrücker.

-Electriciens : Messang et fils ;

-Charrons : A. Nopre ; E. Rougraff ;

-Forgerons : Lebrun ; Nopre frères ;

-Menuisiers : Charlier ; Léonard ; Rudeau ;

-Papetier : J. Matter ;

-Entreprises de maçonnerie : Deldin ; Thongini ;

-Serrurier : Wanninger ;

-Tailleurs : G. Limon ; Nopre ;

-Commerces :

-Epiciers : C.Comte ; Z. Demange ; H. Halter ; J. Matter ;

J. Stock ;

-Bouchers : F. Duchâteau ; Hinterlang ;

-Boulangers : C. Comte ; A. Larose ; Ed. Linkenheld
 ; A. Mayeur ;

-Marchand d’outils : Torlotting ;

-Marchand de chaussures : Vve A. Bricker ; Ch. Blaising ;

-Marchand de draps : Jules Levy ;

-Scieries et commerce de bois : Joseph Bournique Donnevert & Leroy ; Florent Messang ;

-Services :

-Banque : Agence du Crédit Coopératif : A. Laquintinie ;

-Médecin : J. Francke ;

-Pharmacien : J. Keetmann ;

-Auberges : D. Bennerotte ; C.A. Cayet ; E. Reinstadler ;L. Verne ;

-Hôtel : J. Cayet ;

-Services administratifs :

-Recette des Contributions Indirectes ;

-Bureau de poste ;

-Gare du Chemin de Fer Sarrebourg-Abreschviller ;

-Gendarmerie ;

-Inspection Forestière ;

-Industries :

-Fabrique de machines agricoles avec fonderie et scierie ;

-Scierie à vapeur Zeitz (40 ouvriers) ;

-Scierie à vapeur Vallet (8 ouvriers) ;

-Etablissements sanitaires :

-Sanatorium départemental (55 lits)

-Hospice Sainte-Véronique (29 lits).

MAIRES D’ABRESCHVILLER PENDANT L’ANNEXION

Antoine WAGNER 1849-1870

Auguste RASPILLER 1871-1873

J.-Jacques CUNY 1873-1878 brasseur

Charles GAIRE 1878-1881 scieur

Auguste BOURNIQUE 1881-1884 scieur-bois en gros

M. LANOIS 1884-1888

M. TIEDMANN 1888-1896

Edmond GASSER 1896-1903 marchand de bois

Florent MESSANG 1903-1908 scieur-marchand de bois

Edmond LINCKENHELD 1908-1910 boulanger

Joseph BOURNIQUE 1910-1913 scieur-bois en gros

Auguste RUDEAU 1913-1915 menuisier

- gérant allemand- 1915-1918

Max Demange 1918-1940 épicier

CURÉS D’ABRESCHVILLER PENDANT L’ANNEXION

Nicolas LOUIS curé du 19 Avril 1859 au 11 Septembre 1874 ;

Charles L’HUILLIER, curé du 18 Octobre 1874 au 4 Mai 1910 ;

Lucien COURTANS vicaire ; administrateur du 30 Juillet 1910 au 17 Juillet 1911 ;

Eugène VIVILLE curé du 17 Juillet 1911 au 1° Octobre 1946.

PASTEURS DE LA PAROISSE PROTESTANTE D’ABRESCHVILLER DEPUIS SA FONDATION

F. LIEBRICH pasteur de 1895 à 1898

Emile FELDEN vicaire de 1899 à 1900

HAMMES pasteur de 1901 à 1905

BLOCH pasteur de 1906 à 1925

KUNTZEL pasteur de 1925 à 1929

TEUTSCH pasteur à Sarrebourg, desservant de 1930 à 1939

Divers pasteurs de 1939 à 1948

SCHILT pasteur de 1948 à 1953

Van GALEN pasteur de 1953 à 1968

Aimé ROYET pasteur de 1968 à 1988

Frédéric WENNAGEL pasteur de 1989 à 1993

Philippe FRANÇOIS pasteur depuis 1993.

EDIFICES RELIGIEUX A ABRESCHVILLER

- Chapelle de l’Hospice Sainte-Véronique (fin XIX° siècle), intégrée à l’établissement. Une tour de plan carré domine le choeur dont l’abside déborde sur l’ancien usoir (1) du côté de la rue du Général Rampont.

- Chapelle de Grand-Soldat, construite en 1864 grâce à des dons des verriers Chevandier de Valdrome et Chatrian sur le site de l’ancienne verrerie de Grand-Soldat ; cette chapelle-école, en service jusqu’à la fin des années 1960, porte un clocher à bulbe caractéristique de l’architecture des verriers.

- Oratoire de la Rue du Moulin. (Fin XIX°-début XX° siècle).

- Chapelle Saint-Pierre Fourier (XIX° siècle) : à l’entrée d’Abreschviller, au lieu-dit “La Tuilerie” ; ruinée pendant la Bataille d’Abreschviller le 20 Août 1914 ; les ruines ont été rasées lors de la rectification de la Route départementale. Chapelle de plan rectangulaire avec deux fenêtres néo-gothiques de chaque côté, clocher recouvert de bardeaux au dessus du porche.

- Chapelle néo-gothique du cimetière, à la place de la “Vieille Eglise” du Moyen-Âge.

(1) Usoir : en Lorraine, espace entre la maison de ferme et la rue, sur lequel étaient déposés le fumier et le bois de chauffage. L’usoir restait la propriété de la commune.

BIBLIOGRAPHIE

-Robert BOEHM :”Les anciennes populations d’Abreschviller”- Sarrebourg-2004.

-”Histoire de Sarrebourg”-Collectif-Ed. Serpenoise-1981

-François ROTH : “La Lorraine Annexée”-Thèse de Doctorat-Nancy-1976

-Abbé Henri STAUDT : “Abreschviller, hier et aujourd’hui”-1971.

-Statistiques du Ministère de la Guerre-1907.

Plan d’Abreschviller (document complet)
Taille du document: 2.3 Mo

Le centre du village vers 1905

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