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Histoire du village

Le Haut Moyen-Age

A l’époque de l’Empereur Constantin .

Au IV° siècle, l’Empereur Constantin divisa la Gaule en “dix-sept provinces renfermant chacune plusieurs cités ou nations différentes” (1) ; ces cités étaient divisées en districts, les “pagi”. Notre région se trouva dans le “pagus saravensis superior” ( bassin de la Sarre Supérieure), dépendant du diocèse de Metz.

Nous ne connaissons aucun document écrit de cette époque se rapportant à notre village.

A la fin du IV° siècle, des tribus germaniques s’installèrent dans la région de Sarrebourg, détruisant définitivement la Villa de Saint-Ulrich. Une partie de la population des campagnes chercha son salut dans les villes :
Sarrebourg s’entoura de remparts construits sur les fondations des remparts romains et dont aujourd’hui il ne reste nulle trace. (Ce sont les remparts du XIII° siècle qu’on peut encore voir dans le Jardin de la Liberté).

Le christianisme se développait, détruisant les temples païens : le Mithrée de Sarrebourg, mais aussi les lieux de culte des Vosges.

Les Francs s’installèrent au V° siècle, Clovis (482-511) refit à son profit l’unité de la Gaule et fonda la dynastie des Mérovingiens.

Le “pagus” de la Sarre Supérieure se trouva intégré vers 535 dans le Royaume d’Austrasie dont Metz devint la capitale. Il est possible que Sarrebourg devint à cette époque le chef-lieu du “pagus saroinse”, c’est-à-dire, de la Haute-Sarre. (2)

On a trouvé des sépultures d’époque mérovingienne à l’Ouest de la Vallée de la Sarre, mais aucune dans la région d’Abreschviller. Seule, la toponymie peut nous permettre quelques hypothèses sur l’origine du village.

Les noms des villages sont généralement composés d’un patronyme suivi de la terminaison :

  • ing et ange,
  • court (du latin curtis : domaine) et
  • viller ( du latin villa : domaine agricole).

On peut alors comprendre “Abreschviller” (“Elberswylre” au X° siècle) comme “domaine d’Albert” ; est-ce en rapport avec cet Adelbert d’Alsace qui fut à l’origine de la famille comtale de Dabo (Dagsbourg) et dont le fils Eberhard (ou Evrard) aurait fait construire le château du Leonsberg à Saint-Léon (commune de Walscheid) ? (3). Ou simplement un homme riche appelé Albert ?

Le cartulaire (4) de l’abbaye Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Wissembourg énumère les biens de cet établissement religieux et contient les copies de testaments de la fin du VII° au IX° siècle. Il fait état de biens sis à Abreschviller au début du VIII° siècle (5).

Après les ravages des invasions du V° siècle, la région fut occupée petit-à-petit par des populations germaniques christianisées.

Très divisées, les monarchies mérovingiennes entrèrent dans une lente mais inexorable décadence, jusqu’à ce que Pépin le Bref fit déposer le dernier mérovingien et se proclama roi en 751.

Son fils Charlemagne (768-814) releva le titre d’empereur et étendit sa domination jusqu’à l’Elbe, confiant d’immenses régions à des comtes choisis parmi ses fidèles et initiant une véritable “renaissance” économique et culturelle.

Après sa mort, les petits-fils de Charlemagne se disputèrent le pouvoir et partagèrent l’empire en trois royaumes par le Traité de Verdun (843) : le royaume de Charles-le-Chauve (la France) fut séparé du royaume de Louis-le-Germanique (l’Allemagne) par le royaume de Lothaire I° (la Lotharingie) dont fit partie le “pagus saroinse”.

En 870, le “pagus de la Haute Sarre” fut rattaché à la Germanie, puis en 925, ce fut le tour de la Haute Lotharingie. Enfin, en 962, l’empereur d’Allemagne Othon I° intégra tout ce qui restait du royaume de Lotharingie à l’empire allemand.

Dès le X° siècle, Dabo devint le siège d’un comté dont dépendirent les villages de la Hoube, Schaefferhoff, Hommert, Harreberg, Walscheid, Abreschviller et Voyer, villages créés à des époques plus ou moins éloignées.

Le comté de Dabo étant essentiellement forestier, ses limites furent toujours incertaines et à l’origine de nombreux conflits de voisinage.

Les débuts du comté de Dabo restent obscurs. Certains historiens pensent que, au début du IX° siècle, Eberhard (ou Evrard), fils d’Adelbert, duc d’Alsace, fit construire un premier château à Saint-Léon, hameau dominant Walscheid, où serait né en 1002 Brunon, fils du comte Hugues III de Dabo, qui fut évêque de Toul, puis Pape sous le nom de Léon IX (1049-1054).

D’autres, comme Beaulieu (6), affirment qu’il existait un château à Dabo dès le X° siècle et que le roi de Germanie Henri I° y vint en 922 lors d’une guerre qu’il fit en Alsace, et à l’issue de laquelle il rattacha l’Alsace à l’empire allemand.

Hugues I°, fils de Gérard, duc d’Alsace, eut trois fils :

  • Gérard II, comte d’Alsace, fut l’ancêtre de la Maison de Lorraine ;
  • Hugues devint comte d’Eguisheim ;
  • Gontran fut l’ancêtre de la Maison de Habsbourg qui règna sur l’Autriche jusqu’au XX° siècle.

Hugues d’Eguisheim épousa Helwide, fille et héritière de Louis de Dabo et ainsi le comté de Dabo passa dans la famille d’Eguisheim. C’est ce Louis de Dabo qui avait fondé le Prieuré de Saint-Quirin en 966.

Hugues d’Eguisheim et de Dabo eut trois fils :

  • Gérard hérita du comté d’Eguisheim ;
  • Hugues devint comte de Dabo ;
  • Brunon devint Pape sous le nom de Léon IX et fut canonisé.

Le lieu de naissance de Saint Léon IX reste incertain :
Certains historiens comme le Père Benoit (7) et Dom Calmet ( 8), l’un recopiant l’autre, le font naître à Eguisheim.
D’autres le font naître à Dabo, ce qui semble le plus probable, le premier château de Dabo ayant été construit, semble-t-il, au X° siècle ;
Beaulieu (9) pense qu’il naquit à Saint-Léon.

Laissons les spécialistes en débattre et retenons que, dès le X° siècle, Abreschviller appartint au comté de Dabo, seigneurie alsacienne, jusqu’à la Révolution Française, et ne fit jamais partie du duché de Lorraine.

Comté de Dabo au Xe s.

  • (1) H. LEPAGE : “Dictionnaire géographique de la Meurthe”- Nancy-1860
  • (2) “Histoire de Sarrebourg”-Editions Serpenoise-Metz-1981.
  • (3) Beaulieu : “Recherches archéologiques et historiques sur le Comté de Dagsbourg”-Paris-1836.
  • (4) Cartulaire : recueil de chartes contenant les titres de propriétés d’un monastère ou d’une seigneurie.
  • (5) “Histoire de Sarrebourg”-Page 70. Robert Boehm ("Les anciennes populations d’Abreschviller"-2004-Page 9) pense qu’il y a confusion avec Hommarting appelée dans le cartulaire "Ermenbertovillare".
  • (6) Beaulieu-op.cit. P. 158 et 165-166.
  • (7) Père Benoit : “Histoire Ecclésiastique et Politique de la ville et du diocèse de Toul”- Toul-1707- Page 351 : “ Brunon naquit le vingt-unième de juin de l’an 1002, dans le château d’Egenesheim en Alsace”.
  • (8) Dom Calmet : “Histoire de Lorraine”-Nancy-1748-Tables du Second Tome-Page XX : “Il naquit au château d’Egesheim en Alsace”
  • (8) Beaulieu-Page 170 : “Ce fut donc à Dachsbourg que naquit Brunon, plus connu sous le nom de Saint-Léon”. Beaulieu affirme que la résidence des comtes, à cette époque, était à Saint-Léon (le Leonsberg) qui portait alors le nom de Dachsbourg.

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