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  • Bois d’affouage et charbonnette

    Les personnes souhaitant s’inscrire pour le bois d’affouage et la
    charbonnette doivent le faire personnellement en mairie du 1er au 30
    septembre aux heures d’ouverture soit du lundi au vendredi de 9 à 12 et de
    15 à 17 h.

  • Prochain conseil municipal

    Mardi 3 octobre à 20h dans la salle "bibliothèque" du Groupe Scolaire Chatrian.

  • WIFI gratuit dans la salle des fêtes

    Dorénavant, vous pourrez vous connecter en Wifi dans la salle des fêtes. Bon surf !

  • Horaires de la mairie

    Accueil :
    du lundi au vendredi : de 09h à 12h et de 15h à 17h.

    Tél : 03.87.03.70.32. Fax : 03.87.03.75.90 / courriel : mairie@abreschviller.fr .

Histoire du village

L’Antiquité

Les peuples

Les plus anciens occupants de la régions semblent avoir été un peuple celte : les Médiomatriques, qui occupèrent une grande partie de la Lorraine orientale, jusqu’aux sommets vosgiens.

Arrivés vers le VI° ou V° siècle avant Jésus-Christ, les peuples celtes apportèrent avec eux la connaissance des métaux (civilisation de la Tène, 2° âge du fer).

Ce ne fut pas une invasion brutale, mais une installation progressive de groupes humains.

Les Médiomatriques vivaient de l’agriculture et de l’élevage, et se groupaient en hameaux.

Parti en 58 av. J.-C. à la conquête des Gaules pour lutter contre l’invasion germanique conduite par Arioviste, César ne fit pas la guerre aux Médiomatriques mais ne s’opposa pas non plus à l’installation dans le pays d’un peuple germain : les Triboques. Celtes et germains cohabitèrent et donnèrent naissance à la « Civilisation des Sommets Vosgiens ».

Les Romains ne furent présents que par leur administration, leur armée et par les commerçants qui la suivaient. Située sur la route de la frontière (le « limes ») (1), la ville de Sarrebourg (« Pons Saravi ») devint le centre commercial d’une région où se développèrent les domaines agricoles (Villa Saint-Ulrich) et l’artisanat (poterie).

Beaulieu (2) pensait qu’il y avait eu, au III° siècle, un fort romain dans la Forêt de Barville (Commune de Nitting) où on voyait encore, au XIX° siècle, des restes de fortifications, et où on avait trouvé des médailles en argent “ à l’effigie de Gordien le Pieux” et autres personnages.

La civilisation romaine se développa autour des centres urbains, apportant la paix et la prospérité dont les indigènes profitèrent, fournissant aux domaines agricoles de la plaine et aux villes, pierres de taille et bois de construction.

Les dieux

Les Triboques apportèrent avec eux leurs dieux germaniques (Wotan, Odin, ...) qui s’assimilèrent aux dieux celtes ( Teutath, Esus, Epona, ...) puis aux dieux romains (en particulier Mercure et Mars) en un curieux syncrétisme.

Le christianisme, qui fut en concurrence à Sarrebourg avec le dieu oriental Mithra (3) apporté par les soldats romains, ne semble s’être imposé qu’assez tard.

Les monuments antiques disparus

Jusqu’au début du XX° siècle, les environs d’Abreschviller possédaient de nombreuses ruines antiques qui ont aujourd’hui disparu, victimes de l’indifférence des habitants et des autorités.

Il y eut plusieurs lieux de culte dédiés à Mercure-Wotan et c’est à une statue de ce dieu découverte sur son sol que le hameau de Grand-Soldat doit son nom.

Beaulieu (4) signale une enceinte celte de 93 mètres de circonférence à La Valette et un fragment de bas-relief représentant la partie inférieure du corps d’un homme appuyé à une massue au Streitwald (près du “Vieux Château”).

Le “Chemin des Princes” qui joignait Saint-Léon à Voyer par La Valette était couvert de dalles et on pouvait y voir jadis des bas-reliefs. Il ne reste aujourd’hui que le tracé du chemin, les dalles ayant été utilisées à la construction de maisons.

La roche de la Cancelay porte encore des traces de constructions. Au pied de la roche, creusée dans le roc, une citerne est aujourd’hui presque entièrement comblée.

Au Freywald, près de Troisfontaines, on a trouvé plusieurs statues intéressantes que Beaulieu attribue aux Triboques. En 1834, on y découvrit une tombe ornée de deux fragments de bas-reliefs dans les ruines d’une double enceinte construite en pierres sèches. Le site a disparu et les statues sont aujourd’hui au Musée de Metz.

Monuments antiques encore visibles

Site intéressant mais hors du territoire d’Abreschviller, le cimetière “gallo-romain” des Trois-Saints est un monument exceptionnel.

A partir du Hohwalschplatz, on prend un chemin de forêt qui nous mène au-dessus de la Beimbach en suivant les panneaux du Club Vosgien. Au XIX° siècle, des archéologues ont regroupé à l’intérieur d’un mur d’enceinte des stèles-maisons trouvées dans les environs. Il s’agit de pierres tombales en forme de maisons avec une cavité pour recevoir une urne contenant les cendres du défunt. Ce type de tombes est attribué aux celtes.

Moins spectaculaire mais très intéressant : le mur du Linenberg. Appelé “Ligne Barry” par les habitants francophones d’Abreschviller, le Linenberg est un plateau situé entre la Vallée des Loups et la Katzenthal (Route d’Eigenthal).

Ce plateau est entouré sur plusieurs kilomètres par un mur qui serait contemporain de la “Croix Guillaume” (fouilles à proximité de la route forestière allant des Deux-Croix aux Quatre-Chemins d’un site occupé à partir du I° siècle).

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Croix Guillaume

Les habitants du Linenberg vivaient de l’agriculture et de l’élevage. Sur le plateau, aujourd’hui boisé, on peut voir de nombreux tas de pierres qui sont les restes de petites habitations. Il y a aussi quelques petites carrières : des rochers portent des traces d’exploitation de la pierre ; on traçait une ligne en V en tenant compte des fissures de la roche et on enfonçait des coins métaliques (exemple : un rocher au Waltersberg, au Nord d’Eigenthal).

Le mur du Linenberg est encore facilement visible en plusieurs endroits :

  • près du Temple Protestant, prendre la rue “Ligne Barry” jusqu’au réservoir, puis monter en forêt en suivant la plus grande pente. On arrive au mur qui est en ruine mais encore visible.
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    Mur au Linnenberg
  • sur la route départementale d’Abreschviller vers Eigenthal, prendre à gauche la route forestière de la Katzenthal, puis suivre à pied la limite de la forêt communale à gauche, traverser la vallée. A cet endroit, le mur atteint parfois encore près d’un mètre de hauteur et porte encore sa couverture de dalles.

Au fil du temps, le mur du Linenberg se dégrade sous les coups des travaux de débardage.

A ce jour, aucune mesure de préservation n’a jamais été prise par les autorités locales, ni aucun inventaire n’a été dressé de ces rares vestiges de notre passé.

(1) “limes” : mot latin par lequel on désigne la frontière fortifiée que les Romains installèrent le long du Rhin et du Danube.

(2) Beaulieu :” Recherches archéologiques et historiques sur le Comté de Dabo”- 1836- Page 124)

(3) Au XIX° siècle, on découvrit à Sarrebourg, au Rebberg, un temple de Mithra du début du III° siècle. On y trouva un retable représentant le dieu sacrifiant un taureau (taureaubole). Reconstitué, ce retable est une des plus belles pièces du Musée de Metz. cf. “Histoire de Sarrebourg”-Ed. Serpenoise-1981- Page 50.

(4) cf. Beaulieu-Pages 253-268.

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Carrière de la Croix Guillaume

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Mur du Linenberg

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